Contrôleur technique
Acteur de la sécurité routière, le contrôleur technique est chargé de vérifier la conformité des véhicules de plus de 4 ans avec la réglementation en vigueur.
En application du Code de la route, le contrôleur technique s'assure de la conformité des véhicules des particuliers à la réglementation.
A ce titre, il vérifie 116 points de contrôles, s'agissant notamment du système de freinage, de l'arbre de direction, de la visibilité, de l'éclairage et des signalisations, de la liaison au sol, de l'état de la carrosserie…
Si le contrôleur technique détecte des défauts, il doit les relever et rédiger un rapport de contrôle précisant les anomalies constatées et les éventuelles contres-visites à effectuer.
Il remet ensuite ce rapport au client et appose un timbre sur la carte grise du véhicule ; celui-ci atteste que le contrôle technique a été effectué. Si la voiture ne présente pas de défauts, il appose également une vignette sur le pare-brise. Le contrôleur établit enfin un procès-verbal et une facture qu'il remet au client.
Une réglementation stricte Attention : un contrôleur technique ne peut en aucun cas exercer en parallèle une activité de réparateur.
Cette profession exige l’obtention d’un agrément préfectoral, qui n’est délivré qu’à des personnes ayant un diplôme, et ou de l’expérience dans la réparation (mécanique, carrosserie, électricité) automobile (PL, moto), après avoir suivi une formation spécifique.
Aucune condamnation ne doit figurer au casier judiciaire N°2 du contrôleur qui doit être agréé par la préfecture pour exercer. Les responsabilités du contrôleur technique en automobile sont très importantes. En effet, il rédige et signe le procès-verbal (PV), qui fait de lui le garant de la sécurité du véhicule.
Les équipements nécessaires Le contrôleur utilise diverses machines et outils : pont élévateur, banc de suspension, de freinage, miroirs de contrôle d’éclairage, manomètre de gonflage, compresseur, analyseur de gaz et de fumées, clés de serrage de roue.... Et, bien sûr, un poste informatique de contrôle. Les outils à sa disposition sont des appareils spécifiques tels que les régloscopes, les bancs de freinage ou les analyseurs de gaz….
Le contact avec la clientèle. Ce spécialiste a des compétences relationnelles. Face à des conducteurs pas toujours satisfaits du bilan émis, il sait garder son calme. Il est capable d'employer un langage technique mais aussi d'expliquer les problèmes du véhicule en termes courants : ce que l’usager doit faire réparer, quelles sont les pièces à changer et pourquoi (Amortisseurs, flexible, pneus...).
Lors du bilan oral il peut sensibiliser les conducteurs à la sécurité routière et fixer, si nécessaire, la date d'une prochaine contre-visite.
Le contrôleur exerce dans des centres agréés de contrôle technique (indépendants ou affiliés à un réseau national), généralement au sein d'une petite équipe. C'est un emploi qui évolue avec la réglementation et impose au professionnel de suivre régulièrement des stages de remise à niveau. Le contrôle technique doit avoir une bonne constitution physique et supporter un rythme parfois soutenu.
En début de carrière, le contrôleur technique peut commencer avec un salaire de 1 478 € bruts/mois.
Un contrôleur technique automobile salarié a la possibilité de devenir centre de contrôle technique.
Technicien de maintenance, technicien électricien-électronicien,...
Le métier existe depuis 1992, date de l'instauration du contrôle technique obligatoire. Celui-ci concerne les voitures, les fourgons et les camionnettes de moins de 3,5 tonnes, de quatre ans et plus. On compte plus de 10 000 contrôleurs techniques automobiles en France. Ils sont répartis dans environ 5 000 centres agréés (indépendants ou affiliés à un réseau national). Le marché du contrôle technique automobile évolue sous l’effet de deux facteurs principaux : l’évolution de la réglementation qui détermine le parc concerné et le nombre de points de contrôles, d’une part, et le volume et l’âge du parc, d’autre part.